Face OUEST du CORNAFION: La petite histoire de la Voie de la PERSEVERANCE


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Topo (croquis) Topo (texte) Photos d'époque

La Voie de LA PERSEVERANCE : Voie ED ouverte les 20 et 21 octobre 1973 par Jean-Marcel CHAPUIS et Bruno FARA. Cette itinéraire de la face ouest du Cornafion rejoint dans le haut la voie de 1969 ouverte par la cordée DUTHU-PEYRE-TACKX
Voie équipée du bas


La première voie que j’ai ouverte en Vercors n’a pas laissé un souvenir impérissable, ni dans ma mémoire, ni dans le milieu... puisque à mon avis elle n’a jamais été répétée.
Avant cette voie de LA PERSEVERANCE au Cornafion, j’avais réalisé une variante de 2 longueurs aux rochers de Leschaux dans la voie Franco-Suisse le 13 mai 1972. Mais cette réalisation fut plus le résultat d’une erreur que la volonté délibérée de faire une première... Alors que ce monstrueux surplomb du Cornafion était dans nos esprit d’adolescents un challenge à la mesure de nos ambitions. Le CORNAFION est le prolongement au nord de la crête du Gerbier. Après le col Vert, (passage naturel entre Prélenfrey et Villard de Lans), cette dent de calcaire présente une face d’environ 200m en face Ouest. Jean-Marcel avait repéré ce surplomb longtemps avant, lors d’une randonnée et nous avons commencé à équiper les premières longueurs sans doute courant 1972... Je n’ai pas noté les détails de cette première, et seul la mention " 20 et 21 octobre 1973, Voie de la PERSEVERANCE avec Jean-Marcel " atteste dans mon carnet de cette aventure. Tout au plus je me souviens du bivouac dans la grotte formée par le surplomb d’attaque où j’ai passé quelques nuits avec Danielle, (ma première femme), des cornières en ferraille assez colossales que Jean-Marcel sciait la semaine dans les ateliers de la S.N.C.F ... et qui doivent toujours rouiller dans les fissures surplombantes des premières longueurs. Dans le haut notre voie retrouve un itinéraire ouvert en 1969, par Gérard DUTHU, Yvonne et paul PEYRE et Christian TACKX. Nous l’ignorions lors de la première mais les quelques pitons trouvés dans le haut me firent rechercher des renseignements. En 1970 les revues spécialisées n’existant pas, et les topos se résumant à l’alpinisme, trouver des renseignements était limité au bouche à oreille.