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Après le Week-end du 20 et 21 janvier où nous avions
commencé Vol au Vent et Iznogood, puis terminé l'As
le lendemain, nous sommes retournés à Presles les 27
et 28 janvier. Mon carnet note "très mauvais temps, poursuite
des 2 voies". Les 10, 11 et 12 février nous sommes revenu
pour terminer cette voie Iznoggod. Le nom de cette voie fait référence
au grand Vizir d'une bande dessinée où un personnage
baptisé Iznoggod (qui dans notre esprit était CHAPUIS)
rêve sans cesse d'être calife à la place du calife
Nous avons atteint la vire médiane le 11 février sous
la pluie, bivouaqué et nous sommes sortis le 12 au plateau.
Cette voie est aujourd'hui totalement rééquipée
et classique. Elle passe entièrement en libre avec du 7a dans
quelques longueurs. Dans notre topo de 1979 nous avons mentionné
pour un passage (sans doute essayé par DECORPS en second) A1
ou VI !!!
Ces cotations en chiffre romain ou le VI+ (actuel 6b) étaient
la limite des possibilités humaines de l'époque codifiées
par l'échelle Welzenbach, laissent rêveur. J'ai refait
Iznoggod en libre plus de vingt ans après la première.
Le décalage entre des époques si proches, tant dans
les esprits que dans les réalisations, est vraiment inexplicable
et difficile à admettre.
La voie a été rééquipée par différents
protagonistes, et ce travail s'est échelonné sur une
assez longue période... C’est Robert Gaillot qui terminera
le rééquipement de la partie supérieure en 1997.
Les relais sur étriers n'ont pas été modifiés
et c'est dommage
mais bon ils sont la marque d'une histoire
où nous nous arrêtions à bout de pitons ou de
corde, pour installer un relais par nécessité et non
dans une optique d'escalade libre.

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