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Le 14 juillet 1993, j'ai refait une nouvelle fois la classique des Parisiens (sans doute la septième fois), et le lendemain Parfum d'Opale, une voie nouvelle dont tout le monde parlait...
Ce fut rapide (4 heures,) mais j'ai eu le temps de repérer la ligne d'une voie possible à gauche. Je n'avais jamais ouvert une voie sur cette face célèbre... c'était trop tentant et le 4 septembre je suis donc revenu avec Renée GUERIN. Dans le sac nous avions une perceuse, et tout le matos classique. Nous fêtions un peu notre installation ensembles... puisqu'après 10 années de vie "extra conjugale" je venais de demander le divorce!
Je n'avais plus équipé une voie du bas depuis de nombreuses années... anecdote, c'était la première fois où j'utilisais une perceuse lors d'une ouverture... et je suis tombé avec, en posant un point!
Très rapidement je suis redescendu de la première longueur, pour faire le tour par celle de Parfum d'Opale. La deuxième fut aussi en grande partie équipée par ce subterfuge ... mais ensuite, (au milieu de la seconde longueur), il fallut bien se résoudre à en découdre en tête "pour de vrai", la ligne obliquant à gauche vers les surplombs!
Le lendemain 5 septembre nous avons installé R4, et nous sommes descendus en rappel.
De retour le 18 septembre 1993, après avoir refaites les longueurs déjà équipées, nous avons installé R7, et le lendemain 19 septembre nous sommes sortis au sommet.
Il faisait froid et les chamois descendaient le pas de Picourère... J'ai eu conscience que c'était la dernière voie que je gravissais ainsi ... et son nom (dernier éclat avant la vieillesse) résume cette pensée. C'était un peu comme ce soir d'aôut 1986, au sommet des Jorasses après la Walker, où j'eu conscience en enlevant les crampons que je ne les remettrais pas! Où plus tard en septembre 2009, au sommet de Presles conscient que "L'avenir derrière soi" sera sans doute ma dernière voie à Presles !
Les dernières longueurs étaient tellement dangereuses, sur des blocs instables énormes, que pas mal de pitons d'artif furent posés, juste pour éviter de toucher ces frigos suspendus... un WE suivant, je suis d'ailleurs revenu en rappel, pour purger un peu les plus dangereux. Mais le haut de La Pelle est inexorablement voué à s'effondrer, comme le récent éboulement le prouve! Je ne pense pas qu'il ait beaucoup endommagé ma voie, mais depuis peu de grimpeurs se risquent dans cette face.
En juin 1994 je suis revenu avec Renée GUERIN pour l'enchaîner en libre et donner les cotations définitives.